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Trump a promis que ce sera difficile à court terme. Il tient parole. Il n’y a pas une journée où la volatilité ne bondit pas soudainement à cause d’une nouvelle déclaration de la Maison Blanche, parfois infirmée quelques heures ou quelques jours plus tard. Résultat, un vent de panique souffle sur les actions des deux côtés de l’Atlantique. Tous les secteurs sont concernés, y compris l’ultra-luxe comme Ferrari qu’on disait capable de résister à tous les vents contraires. L’action du constructeur automobile est en chute de plus de 8% en l’espace de cinq séances. Et ce n’est pas uniquement lié aux dernières mesures tarifaires de Washington. 

À part l’or qui continue son chemin vers de nouveaux plus hauts et probablement les 3300 dollars et les stratégies long-short, il n’y a nulle part où se cacher durablement sur les marchés financiers. 

Pour ne rien arranger, Microsoft, dont le cours de bourse est en baisse de 7% depuis le début d’année, a prévu d’annuler ou de reporter des investissements dans les centres de données. 

Le pire reste peut-être à venir : le négociateur en chef de l’Union Européenne s’attend à ce que l’administration Trump annonce des taxes douanières de l’ordre de 20% sur l’Union Européenne dès la semaine prochaine. Si elles sont effectivement mises en œuvre, la croissance européenne pourrait prendre un sacré coup. Dans notre scénario le plus pessimiste, si une taxe douanière de 20% est mise en place à l’égard de toutes les marchandises européennes importées aux États-Unis, cela pourrait coûter à la croissance européenne 0,8% de PIB. Sachant que le PIB devrait croître autour de 1%-1,1% cette année, cela signifierait que l’économie risque de stagner. Encore une fois, ce n’est pas notre scénario central. 

Il n’en demeure pas moins que les prochaines semaines voire les mois à venir vont encore être compliqués et très volatils. Il va falloir s’habituer aux montagnes russes.

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